Jonathan Bailly, diplômé en 2008

Jonathan BaillyTFE : Développement de nouvelles méthodes d'analyses de quantification de certains opiacés dans les urines.

Son expérience dans la catégorie paramédicale :

«J'y ai trouvé une ambiance familiale qui est propice à la compréhension et à la réussite. J'ai apprécié la disponibilité des professeurs, surtout dans les périodes qui précèdent les examens. J'en aurai gardé une méthodologie de travail, une passion accrue pour les sciences et une vue sur l'envers du décor de l'univers hospitalier, ce qui est très enrichissant. »

Son parcours depuis la diplomation :

  • En 2009 : Bachelier en sciences agronomiques (ISIa Huy)
  • En 2011 : Master d'ingénieur industriel agronome en biotechnologies et en industries agro-alimentaires
  • En 2012 : Ingénieur junior au sein de l'usine BioWanze s.a. (groupe Südzucker)
  • En 2013 et 2014 : Ingénieur responsable du nouveau département de pelletisation du gluten (gestion du projet + suivi de la production) et en même temps superviseur de production (Biowanze s.a.)

Sa fonction actuelle :

Cadre/Manager au sein de l'usine BENEO-REMY située à Wijgmaal (groupe Südzucker). Fonction d'ingénieur process au sein du département d'extraction et de modification chimique de l'amidon de riz.

Gestion des paramètres de production, du personnel, des projets d'améliorations et des éventuelles pannes au sein d'une unité qui extrait de différentes variétés de riz de l'amidon et les protéines. A la demande des clients, l'amidon peut subir des modifications chimiques structurelles, au sein de réacteurs, afin d’acquérir de nouvelles propriétés organoleptiques.

Assia Tahiri, diplômée en 2009

TFE : Production de la DD-carboxypeptidase R39 dans E. coli

Son expérience dans la catégorie paramédicale :

« Inscrite en septembre 2006 à la formation paramédicale à la Haute Ecole Charlemagne, j’y ai passé 3 ans de ma vie. Une formation qui nous met directement en contact avec les labos, grâce aux nombreux travaux pratiques et aux différents stages effectués durant le cursus. J’y ai appris également le travail d’équipe ce qui est souvent le cas en labo et j’y ai fait de nombreuses rencontres dont certains et certaines sont encore dans mon entourage professionnel.

En stage, j’ai découvert les labos de la microbiologie du CHU de Liège, les labos de chimie clinique et d’hématologie à l’hôpital André Renard d’Herstal et le Centre d’Ingénierie des Protéines (CIP) de l’ULg. C’est dans ce dernier que j’ai réalisé mon travail de fin d’étude qui portait sur la « production de la DD-carboxypeptidase R39 dans E. coli ».

La fin de ce petit chemin s’est terminé en juin 2009 avec à la clef un diplôme de Technologue de laboratoire d’analyse médicale. »

Son parcours depuis la diplomation :

  • De 2009 à 2011 : Technologue de laboratoire au CHU
  • Depuis 2011 : Technologue de laboratoire au FARAH de la faculté de médecine vétérinaire de l’ULg

Sa fonction actuelle :

«Je démarre un nouveau projet appelé METAMODEL qui a pour but de créer des modèles informatiques issus d’analyses métagénomiques (qui est un peu l’évolution des techniques de base de la génétique).

Au niveau pratique, au FARAH, j’ai utilisé des techniques de microbiologie classiques telles que l’ensemencement, le dénombrement, les colorations GRAM, les galeries api… Pour accompagner ces valeurs, j’ai aussi réalisé des mesures de pH, de température, des tests colorimétriques, des extractions de différents types, des analyses d’HPLC et de la génétique (PCR, qPCR...).

La différence ici, par rapport au labo médical, c’est l’utilisation des matrices alimentaires. Le FARAH dispose « d’une unité expérimentale » L2+ qui est l’équivalent d’une mini entreprise, où l’on prépare « le plat » depuis l’abattage à « l’assiette ». Ainsi nous pouvons observer l’évolution de l’aliment depuis le début jusqu’à l’utilisation par le  consommateur en réalisant, par exemple, des tests de vieillissements, des simulations de températures (imaginez que vous oubliez vos courses dans le coffre de la voiture…), des tests de qualité microbiologique, des tests sur les emballages, etc.

Bref, le métier de technicien de laboratoire ne se limite pas à un seul type d’analyses mais plutôt à une certaine capacité à s’adapter aux différents types d’analyses qu’il est possible d’imaginer. »

Nicolas Delmotte, diplômé en 2009

TFE : Mise au point d’une méthode de quantification par HPLC couplée MS-MS de la nicotine et ses métabolites dans les urines.

Son expérience dans la catégorie paramédicale :

« J’ai beaucoup apprécié le fait d’étudier dans un hôpital, car ça nous plonge directement dans du concret, on ressent déjà l’ambiance professionnel. Les cours sont agencés de manière cohérente, favorisant ainsi l’apprentissage des différentes matières tout en ouvrant les yeux sur les liens pouvant exister entre celles-ci. Les professeurs sont dévoués, et donnent énormément de leur temps afin de pousser le niveau générale de la classe vers le haut. Des tas de rencontres, de souvenirs le tout dans une ambiance conviviale. »

Son parcours depuis la diplomation :

  • 2009 (juillet-août) : remplacement dans le service de sérologie au CHU et puis en bactériologie au bois de l’abbaye à Seraing.
  • Depuis 2009 (septembre) : défense nationale

Sa fonction actuelle :

« Laborantin sous-officier dans le service de biologie médicale de l’hôpital militaire à Neder Over Heembeek. J’ai participé à 2 missions au Congo comme laborantin. J’effectuais les tests pour les Belges où je dépendais d’une infirmerie (2 ambulanciers volontaires et 1 sous-officier) et du médecin Belge. J’avais mon propre labo, où je faisais essentiellement du contrôle sanitaire (toutes les sources d’eau du camp), détection de malaria, parasites intestinaux, formules leucocytaires, sédiment urinaire, gaz sanguin et ionogramme. Je supervisais un laboratoire qui se trouvait dans le camp Congolais, avec contrôle des résultats et de la méthodologie, apport en fourniture et matériel, gestion du matériel et  formation des laborantins locaux. J’ai aussi fourni une aide  pour la mise au point d’un laboratoire dans un nouvel hôpital à Kindu en collaboration avec le médecin chef congolais. Quand je ne suis pas en mission, je travaille en routine dans tous les services de notre laboratoire pour permettre la polyvalence nécessaire aux opérations, ou je suis en exercice avec notre laboratoire mobile, je participe aussi à des formations. »

Sarah Somja, diplômée en 2011

TFE : L'étude de la transglycosylase monofonctionnelle de Staphylococcus aureus

Son expérience dans la catégorie paramédicale :

« Diplômée en juin 2011, les études sont déjà loin, mais les souvenirs sont encore frais... Pour moi, la catégorie paramédicale de la haute école Charlemagne c'est : des cours de qualité, des professeurs à l'écoute, des travaux pratiques à la pelle et des amies pour la vie.

La première année peut faire peur avec tous ses intitulés de cours et ses nombreuses heures de chimie. A contrario, le nombre d'heures de travaux pratiques est bénéfique pour pouvoir mettre en pratique les notions théoriques, apprendre à manipuler et savoir d’emblée si l'on aime ce que l'on fait.

La deuxième année n'a pas été de tout repos, des notions théoriques plus poussées, plus d'intitulés de cours et de travaux pratiques. Pour moi, ma meilleure année. Les cours se précisaient, devenaient encore plus intéressants et plus concrets.

La troisième année, avec ses stages, a été géniale. Entre les cours, les stages, les rédactions de rapports et le travail de fin d'étude, on ne savait plus où donner de la tête. Mais les heures passées en stage, à rédiger des rapports et à mettre en pratique toutes les notions théoriques ont payé avec un diplôme à la clé. C'est l'année où j'ai le plus appris, où j'ai rencontré nombre de chouettes personnes et où j'ai pu voir vers où je voulais me diriger pour ma carrière professionnelle.

Grâce aux cours reçus les deux premières années j'étais parée pour les stages. Jamais je n'ai eu l'impression d'être à la traîne ou hors du coup. J'ai fait mes stages de chimie, hématologie et microbiologie au CHU de Liège, alors que le stage pour mon travail de fin d'étude se déroulait au Centre d'Ingénierie des Protéines, laboratoire de recherche de l'Université de Liège. Le titre de mon travail était « L'étude de la transglycosylase monofonctionnelle de Staphylococcus aureus ». Le but de ce projet était de produire la transglycosylase (protéine bactérienne) in vitro, d'étudier ses caractéristiques et à plus long terme, trouver un nouvel inhibiteur (antibiotique) efficace afin de pallier aux problèmes de multi-résistances des bactéries vis-à-vis des antibiotiques. Grâce à ce sujet, j'ai pu toucher aux méthodes de biologie moléculaire, à savoir des mutations d'ADN, du clonage, de la production et purification de protéines recombinantes et aussi de la cristallisation. »

Son parcours depuis la diplomation :

  • En 2011 : Technologue de laboratoire au Giga-Research (ULg)
  • Depuis 2012 : Technologue de laboratoire médical au CHPLT de Verviers

Sa fonction actuelle :

« Mon travail est d'analyser toutes sortes de prélèvements : analyses de sang, sédiments urinaires, recherches d'antigènes bactériens ou viraux dans les urines ou expectorations,... Le laboratoire fonctionne 24h/24 et 7j/7, la routine de la journée laissant place aux urgences et soins intensifs la soirée et la nuit. Je travaille dans la partie chimie du laboratoire, ce qui implique que je fais de l'hématologie, de la coagulation, de l'hormonologie et de la chimie, ainsi que les déterminations de groupes sanguins et certaines analyses de bactériologie la soirée et la nuit. »

Lena Kukor, diplômée en 2011

Léna KukorTFE : Mise au point d'une stratégie de détection des mutations acquises des gènes KIT et PDGFRA dans les tumeurs du stroma gastro-intestinal (GISTs)

Son parcours depuis la diplomation et sa fonction actuelle :

« Après l'obtention de mon diplôme, j'ai directement trouvé du travail au laboratoire de l'hôpital St Joseph de Liège en remplacement d'un congé de maternité. J'y suis restée plus ou moins un an, puis, mon contrat prenant fin, j'ai postulé au CHU de Liège dans le service de chimie médicale (plus précisément en endocrinologie) où j'ai été engagée. Cela fait maintenant 2 ans que j'y travaille en tant que technologue de laboratoire médical.

Mon quotidien se résume au dosage d'hormones et de marqueurs tumoraux sur sérum ou plasma. En grande majorité les dosages sont réalisés par des automates, mais il existe encore un poste manuel pour les analyses impossibles à réaliser sur machines. Les techniques utilisées sont principalement les dosages RIA sur tubes coatés et les tests ELISA. »

Adrien Standaert, diplômé en 2012

TFE : Évaluation du SediMax, un analyseur automatisé des sédiments urinaires (mention grande distinction).

Son expérience dans la catégorie paramédicale :

« Je suis arrivé à la Haute école Charlemagne après 2 années à l’Université de Liège en option sciences pharmaceutiques. Etant quelque peu jeune à l’époque, je me suis beaucoup amusé ces 2 premières années, ne prenant pas mes études au sérieux. Suite à cela, je me suis ressaisi et je me suis posé la question : « qu’ai-je envie de faire plus tard » ? J’appréciais énormément l’environnement du laboratoire et le domaine de la biologie m’attirait beaucoup. J’ai donc décidé en 2009 d’entamer un bachelier dans la catégorie paramédicale.

Ayant quelques dispenses de mes années à l’ULg, j’ai eu quelques facilités la première année du moins. Pour être honnête, c’était encore revoir les bases, mais comme l’a mentionné un très bon professeur que j’ai eu à l’ULg, « on ne fait pas de grands édifices sans fondations solides ». J’ai donc persévéré et j’ai finalement intégré ces bases !

Place à la deuxième année, plus pointue, on découvre des sujets plus passionnants à l’aide de professeurs passionnés pour la plupart. Assez pointu que pour me donner droit à la seconde session la plus importante de mon cursus. Challenge que j’ai relevé et que j’ai réussi.

Arrivé en troisième année, on connaît tous les professeurs, on se connaît tous très bien car c’est une petite section et cet esprit de famille est vraiment appréciable. En effet, cette proximité permet un échange constructif. Durant cette année, il n’y a plus beaucoup de cours, mais bien des stages.

Ces derniers, malgré la variété d’environnement qui nous sont « offerts », ne reflètent pas l’entièreté des possibilités que nous offre ce bachelier, j’invite donc quiconque ne se retrouvant pas dans ses stages à persévérer. J’ai eu l’occasion de voir un environnement de recherche à l’UCL, lequel je n’ai pas apprécié, non pas pour le travail qui fut instructif, mais pour des motifs relationnels, ce qui a mis d’ailleurs fin à mon premier TFE. J’ai ensuite été dans un laboratoire hospitalier où j’ai pu voir la presque totalité des départements et effectuer in extremis un second TFE. Cette troisième année fut littéralement un marathon, mais je suis fier aujourd’hui d’en être sorti diplômé.

Avec le recul, le fait d’avoir rejoint le monde actif et de prendre part à des responsabilités plus grandes, je me rends compte à quel point ces quelques années passées dans la catégorie paramédicale furent vraiment géniales. Non pas que je me dis, «qu’on était bien étudiant » car j’adore mon boulot aujourd’hui, mais parce que comme cité plus haut, cette catégorie est une petite communauté, riche d’échanges. Je tiens tout particulièrement à remercier 2 professeurs qui m’ont appris la notion de rigueur, madame Devillé C. et monsieur Gillet S. Cette rigueur que l’on rechigne lorsqu’on est étudiant est un véritable atout dont on ne saisit la valeur que lorsqu’on nous place des responsabilités entre les mains.»

Son parcours depuis la diplomation :

  • En 2013 : Formation à l’ULB-Biopark avec stage d’insertion professionnelle au CMMI (Hôpital Erasme)
  • Depuis janvier 2014 : technicien de laboratoire QC chez GSK

Sa fonction actuelle :

« Je travaille comme technicien de laboratoire chez GSK au QC dans le département virologie. Mon boulot consiste à traiter essentiellement des échantillons envoyés par la production ou les autorités légales afin de caractériser selon certains critères légaux, la concentration virale ou l’absence d’agents étrangers. Je suis également formé dans l’équipe qui se charge de la mise en culture des cellules nécessaires à la réalisation des divers tests. Récemment, je suis affecté sur un projet de développement sur lequel je ne peux m’étendre, mais qui se passe toujours au sein du QC. J’ai eu l’occasion aussi de faire de l’interprétariat en anglais avec un membre de GSK venant d’Inde. Dans cette firme, on peut clairement se développer et outrepasser ses fonctions de bases grâce à ce qu’ils appellent, « l’empowerment ». C'est-à-dire, on octroie temporairement à un employé, des fonctions/responsabilités, plus grandes que sa tâche de base. C’est donc, certes, un environnement fermé car GMP, mais il y a toujours des possibilités d’évolution. »